Bilans

J’ai eu la chance d’apprendre et de m’exercer au SMPEA de Peyre-Plantade à Montpellier, et les bilans psychométriques sont une des demandes régulières que je reçois. Bien que formé à la passation du WISC-V, je ne dispose actuellement que de la WISC-IV (échelles d’intelligence de Wechsler pour les enfants de 6 à 16 ans) et de la WPPSI-III pour les moins de 6 ans (toujours valables auprès de la MDPH d’après un des médecins évaluateurs).

Les motivations à faire passer ces « test d’intelligence »  ne sont pas les mêmes, et j’y réponds donc de façon adaptée:

  1. La demande vient d’une institution (école, hôpital, SMPEA, MDPH, …) et fait partie de la constitution ou de l’évolution du dossier d’un enfant. Ce dossier doit permettre de recenser précisément les compétences et les besoins de l’enfant, afin que la ou les institutions, et les professionnel-le-s qui y travaillent, apportent un soutien efficace à l’enfant et à sa famille dans la scolarité et la vie quotidienne. Je réponds évidemment positivement à une telle demande.

  2. La demande vient de l’enfant, qui se sent en décalage, « nul », moins bien que les autres, etc. Dans ce cas là, le bilan permettra de montrer les compétences qui sont encore à développer, mais surtout celles qui sont déjà bien développées (et dont il peut être fier), et comment améliorer celles qui en ont encore besoin. Le bilan sera alors un support de soutien à un travail sur l’estime de soi, passant par la connaissance et la compréhension de ses capacités à un instant T (qu’il y ait un fonctionnement cognitif typique ou atypique). J’y réponds là aussi bien évidemment par la positive.

  3. Enfin la demande des parents, elle, reçoit une réponse plus nuancée. Non pas parce qu’ils ont moins de raison ou moins raison de demander, mais parce que des enjeux peuvent se cacher derrière l’envie du bilan pour son enfant (projection de performance, d’idéal, d’estime de soi écornée, justification d’attentes, et j’en passe…). Dans ces cas là, je propose au(x) parent(s) de bien vérifier la motivation du bilan, car la passation peut aussi avoir un effet négatif s’il n’y a pas de demande de l’enfant ou d’une institution: l’enfant peut se demander pourquoi il doit passer un test, s’il va être assez bon pour son parent (puisque la demande ne vient ni de l’enfant ni d’une institution), s’il a quelque chose qui cloche, etc.

De mon point de vue, le bilan doit servir l’enfant avant tout, et j’estime qu’il est de ma responsabilité morale de refuser de faire passer un test si un enfant n’en bénéficiera pas.

Cela dit, ce n’est pas encore arrivé, la quasi-totalité des parents veulent le bien-être de leur enfant, et le dialogue est toujours possible. Merci à eux!

Pour résumer

bilan + et -

Tarif : 200 € le forfait (comprenant la passation, la rédaction et la restitution)

Note: connaissant les temps d’attente en institution, ainsi que pour l’obtention des aides de la MDPH, mais aussi l’inquiétude dans l’attente d’un résultat, je peux faire l’entretien de restitution 1 semaine après la passation.